UBERISATION
Uber...et quoi d'autre encore ?
Enfant, on nous explique quand on sort de table qu’il ne faut jamais partir les mains vides. Ce serait dommage d’effectuer un trajet entre la salle
à manger et la cuisine à vide…
Prémices inconscients de l’ubérisation actuelle de nos déplacements ?
Depuis plusieurs années la silicon valley explore tous les moyens pour combler le moindre espace inoccupé et la moindre parcelle de temps
mort en participant par la même au bon fonctionnement de l’économie… Pourquoi rentrer chez soi à pied sans prendre sur son chemin un colis
qu’on livrerait à un voisin ? nous demande Amazon.
Pourquoi, alors qu’on roule seul dans sa voiture, ne pas accepter de prendre un collègue ou un passant qui se rend au même endroit?
nous propose Uber.
Aubaine désintéressée ?
Pour certains, Une approche pragmatique de ces services consiste à les considérer comme des aubaines pour des personnes éloignées de l’emploi, véritable rempart contre la pauvreté dans un contexte de pénurie d’emploi
À présent que la période de plein emploi est derrière nous, l’émiettement semble devoir concerner non plus les tâches entre elles mais bien
les travailleurs eux-mêmes, appelés à ramasser des miettes d’activité micro-rémunérées là et quand ils en trouveront.
On nous prophétisait la société totalement fluidifiée, nous y voilà !
Oui mais voilà….
A ce jour, les grandes entreprises « traditionnelles » demeurent les grandes absentes de l’économie du partage ; vont-elles attendre que
les consommateurs se détournent massivement pour intégrer dans leurs modèles les nouveaux besoins de consommation ?
88 % des personnes interrogées sont convaincues que le vrai progrès n’est pas de consommer plus, mais de consommer MIEUX.
A défaut d’être réellement crédibles sur ce positionnement, certains annonceurs en quête de légitimité le brandissent comme un étendard,
"Il suffit de voir le nombre de campagnes de publicité qui sortent et qui nous vendent à toutes les sauces les valeurs de partage, alors même
que les entreprises en question sont incapables de porter ces valeurs", déplore Marc-Arthur Gauthey,du think tank OuiShare.
Une nouvelle bulle ?
On ne compte plus en effet le nombre de grands groupes qui se mettent à parler "communauté", "échange". Le sharewashing serait-il en
passe de détrôner le greenwashing des multinationales qui se donnent bonne conscience en s'affichant écolos ? Pour les puristes,
même certaines start-up, qui n'ont rien de collaboratif, font des abus de langage. En effet elle nécessite d’intégrer le consommateur dans la chaîne de valeur de l’entreprise, ce qui constitue une approche très inhabituelle pour beaucoup d’acteurs industriels.
La bulle Share est elle donc déjà en voie d’éclater ? – certainement encore plus vite que celle d’internet.
Alors à nous aussi certainement, agences conseils, de proposer de vraies stratégies collaboratives pour nos clients et ne pas suivre l’air du temps comme souvent. Partageons déjà…de bonnes idées !!!
Contrairement aux selfies,
le mot n'est pas encore entré dans le Larousse.
Il est pourtant sur toutes les lèvres des dirigeants, y compris le CAC 40, et de tous leurs conseillers et experts en stratégie...
HOME
Copyright ©2016 veoagence I tous droits réservés